
Micro Kiwi : Fermeture Salle de Traite
La fermeture de la salle de traite est un des avantages des vêlages groupés.
Que signifie cette période pour toi ?
Comment l’organises-tu ?
Que profites-tu de faire ou de ne pas faire ?
Chez Kévin dans le Finistère : Pas de réveil !!
La fermeture de la salle de traite une fois les tarissements faits signifie pour moi la fin de la saison.
C’est un peu comme les vacances scolaires : je ne mets pas de réveil !
Du repos et un changement de rythme qui fait beaucoup de bien, repos bienvenu également pour les vaches.
La phase de tarissement se fait chez moi au bale grazing, il y a donc transhumance sur le site hivernal à un peu plus de deux kilomètres.
Mon travail durant cette période se résume à une surveillance quotidienne et distributions des fourrages (juste ouvrir les balles de foins et enrubannés) tous les 3 jours via les bottes préalablement installées sur les parcelles.
Cela me laisse de la souplesse en cas d’absence plus de deux jours, je peux déléguer facilement la surveillance des animaux.
Durant cette période, place à l’entretien dans la ferme, nettoyage de salle de traite et des bâtiments, préparation des installations pour la saison de vêlages à venir, mais toujours sur un rythme de travail léger. Je fais du bois dans mon bâtiment ou de la paperasse les jours de pluie. Pendant les fêtes de fin d’année, je profite pleinement de ma famille et des festivités avant de reprendre fin janvier avec les premiers vêlages…
Chez Ludo dans le Nord : Partir au ski !
Chez nous, le tarissement a lieu à la mi-décembre et les premiers vêlages commencent début février. Durant cette période, tous les animaux passent l’hiver en bâtiment.
Certes, il n’y a plus la contrainte des traites quotidiennes, mais il faut tout de même pailler et distribuer la ration à l’auge — des tâches que nous n’avons pas à gérer le reste de l’année.
L’arrêt de la salle de traite apporte malgré tout une vraie souplesse dans l’organisation du travail, qui peut alors être assuré facilement par une seule personne.
Pendant les fêtes, nous travaillons peu : l’occasion idéale de profiter des enfants et de la famille sans contraintes horaires.
Dès la mi-janvier, nous reprenons doucement avec les réparations, les aménagements et la préparation de la nurserie. Nous en profitons aussi pour familiariser les génisses avec la salle de traite en leur faisant faire quelques tours “à blanc” avant le vêlage. Résultat : elles sont beaucoup moins stressées lors de leur première traite.
Et puis, début janvier, je m’accorde une vraie coupure en partant une semaine aux sports d’hiver avec les copains. Prendre du temps ensemble, se défouler et s’extraire du quotidien, c’est essentiel : les bénéfices sont garantis, aussi bien pour le corps que pour l’esprit !
Chez Céline et Vincent en Ile-et-Vilaine : Réveillonner à 500km de chez nous !
Après 30 ans de traite matin et soir, nous sommes passés en monotraite fin octobre 2024 pour préparer le tarissement à partir de début décembre. Le tarissement s’est fait en 2 ou 3 fois.
Nous avons beaucoup apprécié d’avoir le reste de la journée de libre pour vaquer à d’autres occupations. Quand on trait depuis de nombreuses années, le train-train n’est plus le même ! Il faut revoir son organisation du quotidien et je pense que nous n’avions peut-être pas assez anticipé ce changement !
Cela nous a malgré tout permis de nous libérer pour partir chez des amis dans le Nord pour le réveillon ! C’était une grande première pour nous de pouvoir s’absenter à cette date !
Chez Martin et Louise dans l’Orne : Changement de rythme !
Pour nous, qui dit tarissement dit changement de rythme avant tout. Certes il faut nourrir les différents lots d’animaux tous les matins (2 heures/jour) mais à part ça, c’est bien plus cool. Pas de réveil le matin et si on ne veut pas sortir de l’après-midi, on ne sort pas.
Cette période est également l’occasion d’améliorer nos conditions de travail pour l’année à venir : adaptation de la nurserie et création d’une remorque pour transporter le lait des veaux.
On a aussi pris du temps pour nous avec quelques jours de vacances pendant les fêtes. C’est aussi le moment de nous former et d’apprendre des choses.
C’est un moment important pour notre équilibre afin de nous reposer physiquement et mentalement avant les vêlages qui arrivent dès le mois de janvier.
Chez Gauthier en Seine-Maritime : L’heure du repos pour les vaches et les trayeurs...
La salle de traite, fermée deux mois entre le 15 décembre et le 15 février, marque la fin de la saison laitière.
Il y a un vrai relâchement le premier mois, ce qui est le bienvenu car cela correspond aux périodes de fêtes et aux jours les plus courts.
Les vaches sont souvent taries en deux lots. Un premier dès la mi-novembre (suivant leur production et leur état corporel). Et un deuxième entre le 5 et le 20 décembre suivant la disponibilité en herbe. Les vaches passent du pâturage jour/nuit au 100% foin en bâtiment le jour du tarissement. Il n’y a donc plus que les élèves dehors et l’astreinte sur les laitières est limitée au paillage et à l’affouragement en foin.
J’essaye de partir en famille au moins une semaine. On passe également des fêtes très sereinement. Et c’est aussi souvent une période privilégiée pour faire une formation.
Début janvier, on fait le bilan technico-économique en essayant de tirer des conclusions pour améliorer la saison suivante. C’est l’occasion de repenser les choix faits concernant la gestion de l’herbe, les stocks, les réformes et les nourrices... On fait en sorte «d’évacuer» la paperasse et de clôturer la comptabilité avant le rush de fin d’hiver.
Les 15 derniers jours, on se remet dans le rythme en préparant la salle de traite, les clôtures, etc. pour le démarrage des vêlages qui s’annonce déjà.
